Maison Kyka : Renaissance Art Déco à la Porte Dauphine
Dans le sillage feutré de l’avenue Foch, Maison Kyka signe une rénovation magistrale de 396 m². Un projet où le gigantisme des années 1930 rencontre une domotique invisible et un artisanat d’art d’une précision chirurgicale.
L’héritage magnifié
Cap sur le quartier exclusif de la Porte Dauphine. Ici, l’immeuble des années 1930 impose d’emblée sa stature avec une porte monumentale en fer forgé. Au troisième étage, Maison Kyka a relevé un défi de taille : révéler le potentiel d’un appartement de près de 400 m² sans en trahir l’âme. Avec une hauteur sous plafond dépassant les 3,50 mètres et une distribution s’articulant autour de cinq suites, l’espace célèbre la monumentalité de l’époque Art déco.
Un moodboard entre rigueur et volupté
La signature Maison Kyka réside dans ce dialogue subtil entre l’héritage haussmannien et la rigueur structurée des lignes Art déco. La palette oscille entre des tonalités profondes et des accents lumineux, créant un fil conducteur fluide à travers les pièces. Le choix des matériaux relève de la haute facture : boiseries peintes à la main, vitraux sur mesure créés par l’atelier Fany Glass et mosaïques artisanales façonnées à la main. Un « shopping list » pointue vient parfaire l’ensemble, mêlant des pièces contemporaines comme le canapé Babylone de Popus Éditions à du mobilier vintage chiné avec soin.


La technologie au service du confort invisible
Sous les finitions d’art se cache un chantier d’envergure de six mois dédié à la modernisation technique. L’appartement intègre désormais une domotique centralisée, une climatisation réversible et un chauffage au sol dans les zones de confort, le tout piloté par des systèmes connectés. Ce travail minutieux, réalisé avec le geste précis des compagnons Petra, prouve que l’on peut adapter un lieu historique aux exigences du XXIe siècle sans en sacrifier la poésie
Texte : Aurélien Walas – Crédits photos : Maison Kyka





